Saint-Aubin-du-Pavail

Le nom deSaint-Aubin-du-Pavail, commune de 771 habitants, vient de Saint-Aubin, évêque d'Angers au VIe siècle.Le terme « Pavail » désigne le pavé de la voie gallo-romaine qui traversait la commune.

Pour rejoindre Saint-Aubin-du-Pavail, mettez le cap sur La Guerche-de-Bretagne et à  deux kilomètres de Châteaugiron, bifurquez à droite pour déboucher dans un bourg  paisible, le centre d’une commune entourée par Ossé, Domagné, Piré-sur-Seiche et Châteaugiron.

Une église romane

En arrivant au centre-bourg, vous apercevez de suite l’église romane, dédiée à Saint-Aubin, évêque d’Angers (470-550), né en Bretagne, dans le diocèse de Vannes. La commune doit son nom à cet évêquemais aussi au pavé de la voie gallo-romaine qui traversait la commune et que l’on nommait « Pavail ».

Construite selon un plan en croix latine, l’église affiche, en divers endroits, plusieurs dates  comme 1607, 1618, et 1620. On relève aussi  trois retables dont un dans le chœur, datant de 1643. Cette église a été l’objet de nombreux travaux au 19ème siècle. L’architecte Auguste Marchand fit agrandir la nef et construire le clocher-porche en 1853 tandis que deux sacristies furent édifiées en 1863 et 1864. En 1933, des travaux de restauration du clocher furent entrepris par l’architecte Laloy, une rénovation balayée à la fin du 20° siècle. Le  2 janvier 1998, une tempête souffla sur la région : le clocher de Saint-Aubin-du-Pavail fut décapité et tomba au pied de l’église, comme celui de Châteaugiron ! La réparation fut effectuée en un temps record et l’église retrouva son clocher dans l’année.

L’Auberge du Pavail et le four à pain

En face, la municipalité locale a restauré, en 1996, une ancienne ferme datant du 17° siècle pour en faire un commerce multi-services, avec restaurant. Aujourd’hui l’Auberge du Pavail, tenue par Cindy et Patrice, propose des plats de qualité avec des produits locaux et de saison.

A proximité du centre-bourg, près de l’étang, vous pouvez découvrir le préau communal avec son four à pain. Autrefois, ce type de four était très utilisé dans les fermes de la région. Une association locale se charge de perpétuer cette tradition rurale en organisant des fêtes conviviales autour du pain.

  • À découvrir sur place :
    • l’église
    • le centre-bourg
    • le préau communal avec le four à pain

 

Le saviez-vous ?
Extrait Edito de l’ancien maire Jean-Luc Poussier daté de février 2014 :« Au 1er siècle avant notre ère, un riche propriétaire avait mis à l’abri son petit magot, surement un bon millier de statères, des pièces en alliage contenant un peu d’or, de l’argent et du cuivre. L’étourdi avait oublié d’en informer ses enfants comme le sage laboureur de la fable de La Fontaine (cf le laboureur et ses enfants). Peut-être lui est-il aussi arrivé malheur pendant la guerre des gaules qui opposa les riedones (habitants de l’Ille et Vilaine) à l’insatiable César ! Bref, le magot est resté enterré jusqu’à ce mois d’octobre 2011 où deux découvreurs bien inspirés, habitant une commune voisine, ont actionné leur détecteur de métaux dans un champ de notre commune que nous ne situerons pas pour éviter aux curieux d’aller piétiner en vain les cultures ! Pour ces passionnés d’archéologie, la découverte de premières pièces a été suivie de quelques dizaines d’autres en décembre et janvier dans un périmètre restreint. Comme la loi le leur impose, ils ont déclaré leur découverte aux services de l’Etat qui ont, à leur tour, lancé une campagne de fouilles officielle sur le site en mai 2013. Au total, 1 080 statères ont été mis au jour ! Une petite fortune pour l’époque et même encore aujourd’hui. Les pièces ont été envoyées pour nettoyage, étude et expertise dans un laboratoire sous la responsabilité de l’Etat. Un rapport devrait prochainement donner des indications historiques sur cette trouvaille qui fait partie des plus importantes réalisées en Bretagne (*). Que vont devenir ces pièces ? En toute logique, la moitié des pièces découvertes lors de la campagne de fouilles officielles, c’est-à-dire la plus grosse partie des 1 080 pièces, revient à l’Etat et elles devraient être exposées au Musée de Bretagne. L’autre moitié revient au propriétaire du champ. Les découvreurs, de leur côté, seront propriétaires de la moitié des premières pièces découvertes en 2011 et 2012, l’autre moitié revenant également au propriétaire du champ. « Comme cela se passe le plus souvent, les découvreurs et le propriétaire seront incités à vendre à l’Etat, les pièces leur revenant. L’intérêt est de pouvoir présenter l’ensemble de la découverte et son contexte au musée de Bretagne, explique Yves Menez, adjoint au conservateur régional de l’archéologie qui a supervisé l’opération. »Jean-Luc Poussier

Localisation