Châteaugiron

Châteaugiron, labellisée Petite Cité de Caractère de Bretagne en 1978, compte aujourd’huiplus de 9000 habitants. Située à 15 kilomètres de Rennes, Châteaugiron a su préserver un patrimoine architectural exceptionnel.

Châteaugiron, une cité millénaire

C’est en 2009 que la ville a fêté son millénaire. Ainsi les origines duchâteau remontent pratiquement au Haut Moyen-Age ! Lorsque vous êtes face à ce bâtiment, sur votre gauche, vous apercevez la chapelle bâtie au 12ème siècle désormais centre d’art, tandis que le logis principal des 14ème, 15ème et 18ème siècles se dresse majestueusement en face de vous. Cette partie imposante qui abrite désormais l’Hôtel de Ville, depuis 1978, a été agrandie et modifiée au 18ème siècle par Leprestre de Lézonnet, un noble parlementaire breton. Existent encore également le donjon datant des 13ème  et 14ème  siècles, la tour Cardinal des 14ème  et 15ème  et la tour du Guet du 15 ème siècle. La tour de l’Horloge, abrite Henriette, la cloche qui rythme les heures dans la cité médiévale, depuis 1666. Avant le 18ème  siècle un pont-levis et un châtelet d’entrée protégeaient l’accès au château avec une douve remplie d’eau.

N’oubliez pas de visiter la façade arrière du château pour rejoindre la chapelle Saint-Nicolas. A partir du boulevard, vous découvrirez un très joli point de vue sur l’ensemble du château, ancienne forteresse des Marches de Bretagne

Un passé également toilier

La cité de Châteaugiron était aussi réputée pour ses « Noyales », à savoir la production des toiles à voiles. Une manufacture de toiles, établie au 17ème siècle comptait encore 76 métiers à tisser au 19ème siècle avant sa fermeture. Quelques maisons de la rue de la Madeleine attestent de la présence des marchands toiliers dans la cité, une rue également marquée par l’existence de nombreuses maisons urbaines des 15ème  et 16ème siècles, en pans de bois, puis des 17ème  et 18ème , avec un encorbellement réduit, comme au numéro 39, au carrefour de la rue Rouairie.

Après avoir parcouru la rue de la Madeleine, poursuivre son chemin jusqu’aux anciennes halles construites en 1858. Des céréales, des toiles et des fils étaient vendus lors du marché hebdomadaire, le jeudi. Le bâtiment abrite désormais la médiathèque, la municipalité souhaitant que les activités culturelles demeurent au centre de la cité médiévale. Châteaugiron fait partie des « Petites Cités de caractère » de Bretagne depuis 1978.

  • À découvrir sur place :
    • le château
    • la rue de la Madeleine et ses maisons à pans de bois
    • les halles
    • la chapelle et le lavoir St Nicolas
    • l’ancienne minoterie Huchet
    • le lavoir de la roche (direction Ossé)
    • centre d’art contemporain les 3 CHA

 

Le saviez-vous ?
Morvan Marchal (1900­1963), le créateur du célèbre drapeau breton repose désormais au cimetière de Châteaugiron.C’est entre 1923 et 1925 que Morvan Marchal crée le drapeau breton. Dans un angle, il place les onze mouchetures d’hermine qui symbolisent l’ancienne Bretagne des ducs. Il dessine ensuite neuf bandes rappelant les pays historiques de la Bretagne. Les quatre blanches représentent ceux de Basse­ Bretagne où l’on parle le breton : Cornouaille, Léon, Trégor et Vannetais. Les cinq noires évoquent la Haute­ Bretagne : Dol, Nantes, Saint­-Malo, Saint­-Brieuc et Rennes.Maurice Marchal, dit Morvan Marchal est né le 31 juillet 1900 à Vitré. Il est l’un des créateurs du Parti Autonomiste Breton au congrès de Rosporden en 1927 avant de rejoindre le mouvement fédéraliste breton. A la Libération, il s’expatrie dans la région parisienne où il devient employé du gaz. Il meurt le 13 août 1963, dans des conditions misérables, dans la salle commune de l’hôpital Lariboisière, à Paris.Le 24 janvier 1996, Morvan Marchal reçoit une forme de reconnaissance régionale posthume. Ce jour ­là, ses restes sont transférés de Paris au cimetière de Châteaugiron en présence de son arrière petit ­fils et des représentants des membres des associations Kendalc’h et KounBreizh (Souvenir breton) dont le président évoque « la mémoire du valeureux pionnier du mouvement breton ».

Source : Mag de la comcom n°6, NOVEMBRE 2012

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