Piré-sur-Seiche

Situé à 20 km au sud-est de Rennes, Piré-sur-seiche compte 2 341 habitants appelés les Piréennes et les Piréens (au dernier recensement 2010). Deux rivières : la Seiche et la Quincampoix traversent Piré-sur-seiche. La commune fait partie du canton de Janzé et de la Communauté de Commune du Pays de Châteaugiron (regroupant 8 communes).

Si vous êtes à Châteaugiron, n’hésitez pas à parcourir sept kilomètres pour rejoindre Piré-sur-Seiche, une commune qui possède un patrimoine local riche et intéressant.

L’église au double clocher

En arrivant, dirigez-vous vers le centre-bourg pour observer l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul des 16, 17 et 19ème siècles qui comporte une flèche néo-gothique réalisée en 1874. Le retable du maître-autel, classé monument historique, en pierre et marbre, a été réalisé de 1632 à 1634.  Cette église illustre une partie de l’histoire de Piré-sur-Seiche qui commence au 11ème siècle tandis qu’en 1516, Piré signifiait « lieu couvert de poiriers ». D’autres bâtiments témoignent de ce passé à l’image de la chapelle de La Croix-Bouessée,  (1527, 17 et 18ème) située en plein centre du cimetière.

Les trois châteaux de la commune

La commune ne compte pas moins de trois châteaux sur son territoire : le Plessis-Guériff (1471, 18 et 19ième siècles) appelé aujourd’hui « Château de Piré », l’Epinay depuis 1412, la Beauvais (17ième-19ième siècles) sans oublier le manoir de la Bréhonnière (15-18ème). Le château des pères a appartenu à 14 générations de Rosnyvinen : le dernier de la lignée, Hippolyte de Rosnyvinen de Piré, a connu une destinée extraordinaire comme brillant général de cavalerie légère de Napoléon 1° en remportant en 1815, la dernière victoire de l’Empire ! Il n’a fait qu’appliquer la devise de la famille  visible sur les armoiries placardées contre un mur, derrière la mairie « Défends-toi ! ». Décédé en 1850, il repose dans le cimetière de la commune.

Autres patrimoines locaux

Piré-sur-Seiche compte également d’autres éléments du patrimoine témoins du passé : le calvaire du cimetière de 1587, l’ancien presbytère (16-18ème), les moulins à eau de Neuf, de la Joncherays, de Connag, de Berrue, Champusel, d’Atillé, de Taillepied et des moulins à vent. La mairie est également installée dans un bâtiment du 18ème restauré en 1987-1988.  Après avoir visité le bourg de Piré-sur-Seiche, n’hésitez pas à prendre la direction de Boistrudan pour faire une promenade pédestre dans le parc de Piré acquis par le Conseil général en 1991. Les 21 hectares acquis par le département ont été aménagés et vous pourrez rencontrer le héron cendré, la bergeronnette ou la vache Highland-Cattle !…

  • À découvrir sur place :
    • l’église
    • la chapelle de la Croix-Bouessée dans le cimetière
    • les armoiries derrière la mairie
    • le parc de Piré
    • le château des pères

 

Le saviez-vous ?
Recordman en 1913, Léon LETORT, piréen d’origine, pionnier de l’aviation.
Il y a 100 ans, le 10 décembre 1913, Léon Letort de Piré-sur-Seiche, s’écrasait en avion en Charente. Ce pionnier de l’aviation tentaitde battre un nouveau record. Il avait 24 ans. Ses obsèques sont célébrées le 15 décembre 1913, à Piré, en présence d’une foule considérable.
Cette forte participation illustre la popularité des aviateurs à l’époque. Léon Letort repose au cimetière de Piré-sur-Seiche.

Source : Mag de la comcom n° 14 – MARS 2014.

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